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Quand et pourquoi ce nom est apparu? Son Histoire commence bien avant que ce lieu-dit n'en porte le nom.

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TOUT SAVOIR SUR GUECELARD

 

 

 

 

 

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           Guécélard

En mai 2014, j’ai défini, et j’ai écrit, puis réécrit que  : 
 - Le nom de Guécélard a une Histoire…..
   et l’ « H » istoire était dans son nom .
( extrait d’un ouvrage de 398 pages - format in-4° - Histoire de Guécélard - 1er volume )
en juin 2014, je précisais et selon le même processus,
- Le Passé commence /débute bien avant que le 
  nom n’apparaisse ( ne soit cité )
( extrait d’un ouvrage de 415 pages format in-4° - Histoire de Guéncéard - 4ème volume ).

( dans le 2ème volume de Histoire de Guécélard - Génelard - Pays des Deux rivières… - format in-4° - 419 pages, si Guécélard avait été un point de débarquement de sarcophages de la fin du VIème siècle au VIIème, sarcophages extrait et tallés dans des blocs de faluns, chargés à Saumur, par une voie de terre authentifiée . Selon les services de l’Archéologie du Maine-et Loire, et de la Sarthe, des Pays de Loire et Nationale ; de  Saumur, les lourdes cargaisons descendaient la Loire sur des péniches çà fonds plats, puis tirés par des esclaves ou  des bœufs, remontaient la Maine puis la Sarthe. Guécélard était un point de répartition et a alimenté , les nécropoles Mérovingiennes de Fille, Foulletourte et de Guécélard, et dans un périmètre étendue.

 

Il ne faut pas confondre « Point de débarquement », et «  Point de rupture de charge », outre une définition diamétralement opposée, la première se situait au VIème et VIIème siècle après J.-C. , la seconde à l’époque Gauloise et Gallo-romaine, quelques 7 à 8 siècles de différence . DE plus lde « port de Guécélard »  est à plus de quatre lieues avec le « point de rupture de charge reconnu d’Allonnes ».

Quant au 3ème volume de l’Histoire de Génelard - Guécélard - Terre de Passage…..Terre de traditions séculaires de passage ! - Le Grand chemin mansais ne côtoie la grande rivière qu’en deux points distincts -à la côte 0°07’49’’ Est et 47°53’48’’ Nord à la latitude de Buffe, et au Vieux Bourg de Guécélard - longitude - 0°07’31’’ Est ; latitude - 47°52’53’’ ; à 12,3 km. Allonnes ; après Spay les deux tracés divergent. - le  « droit de Billette » est un droit féodal du XIème siècle ; il a été perçu à Guécélard ,par le seigneur de Mondan sous-vassal de Château-du-Loir. ; à partir de 1389.


« l’interprétation n’est pas l’Histoire »

 

L’Histoire est une science rigoureuse, elle est basée sur des faits historiquement notifiés par écrits sur des Cartulaires, et obituaires, dans des Chartriers, souvent sur des feuillets épars dans des recueils, dans des Annales et Chroniques, dispersés sur du territoire français. Il est indispensable de les recherchés, car il ne sont jamais classés
«  Cherchez…et vous trouverez », dit un vieil adage.

 

Si le Passé de Guécélard commence , bien avant que le nom n’apparaisse….
L’Histoire de Guécélard commence avec la langue française.
La langue ayant été, et étant toujours le signal de la nationalité.

                                                                                       

                                                                              André Gobenceaux

 

Représentation d’un sanglier stylisé, en bronze battu à froid - Enseigne d’un clan guerrier d’Aulerques cenomans, placé en haut d’une hampe, assorti d’une queue de cheval valeureux mort au combat.
La symbolique du sanglier est très importante chez les Celtes/Gaulois, mais également omni-résente chez les Indo-européens peuples qui ont occupé notre territoire avant les Gaulois, et chez les Germains - Francs et Saxons, ce qui laisse augurer des origines communes.
Il représentait pour ces peuples la force, et le courage, mais également la connaissance  a un rapport avec l’au-delà.
Figuré dans la mythologie grecque, selon Strabon envoyé par le dieu Artémis pour punir Oénée, roi des Calydon.

 

Guécélard 

Aucun lieu-dit, aucune localité française, n’avait non seulement jamais porté ce nom, mais ne le portais pas, ou un nom s’en rapprochant  : une certitude.

 

Découverte de Guécélard,
Guécélard est un commune française, ériigée en commune distincte par la loi n°2928-2944, votée par la Chambre des Députés le 16 juillet 1880, adoptée par le Sénat et signée par Jules Grévy, Président de la République Française le 15 juillet 1880, et mise en application le 31 juillet 1880. Commune sise dans le canton de La Suze-sur-Sarthe, depuis le 23 décembre 1789, effective depuis 1790. Rattachée à l’arrondissement de La Flèche par la loi du 28 pluviôse an VIII ( 17 février 1800 ), intégrée dans le département de la Sarthe par la loi de l’Assemblée Costituante du 22 décembre 1789, effective le 4 mars 1790, région des Pays de Loire le 30 juin 1955, dans le cadre fixé par le décret du 28 novembre 1956. LA superficie du territoire communal  est de 12,07 km2 ( D.D.A. le 11 octobre 2019 )  - selon I.N.S.E.E. 5 11/10-2019 = 12,2 km2, pour 3.015 habitants dont 1165 ménages, et 1204 habitations
Guécélard est membre de la Communauté de communes du Val-de-Sathe depuis le 1er janvier 2014, date à laquelle quitta celle d’ Orée de-Bercé.


Géologiquement,

Les rapports sédimentologiques et géomorphologiques joints aux études des Professeurs Jean-Pierre Larue et Robert Etienne, témoignent que le sol  de Guécélard, celui sur lequel nous déambulons au quotidien, la terre de nos jardins, celle qui nous donne des légumes, qui supporte nos gazons, dénommée par le B.R.G.M. - alluvions anciennes . Ces alluvions sont constituées par les dépôts que la rivière Sarthe, abandonna au dessus d’elle, sur la platitude et dans l’arc formé, par les hauteurs de Parigné-le-Polin, lors de ses déplacements , appelés «  reptations latérales » vers sont lit mineur actuel;

Cette platitude qui se développe, du rebord Septentrionale du « plateau démantelé de La Fontaine-Saint-Martin », dénommé par les géologues « Cuesta du Poslinois », qui sont en réalité les hauteurs précitées ; barrée au Nord par ce subsiste du plateau initial - « les Hauteurs de la Cité des Pins au Mans ». Cette « plaine de Guécélard » oscille à une moyenne de +40, selon l’I.G.B.N. - nous remercions Erudit des informations que nous avons collectées. 
La masse de ces sédiments est assimilable au périglaciaire, à moins de 10.000 ans.

Il est donc possible d’écrire, que le Passé, de Guécélard, commence, j’accorde le synonyme « débute », bien longtemps avant que n’apparaisse le nom. Très exactement, comme le territoire communal de Guécélard se déploie sur ne terrasse basse de 3 à 13 mètres, altitude relative au-dessus du niveau actuel de la rivière.

Selon le rapport 73 SGN 392-BPL, établi  le 21 novembre 1973, par G. Amezquita, L. Conrairie , Y. Errouin - ingénieurs au B.R.G.M. ;
- les dépôts alluvionnaires actuels de la basse terrasse guécélardaise, assez peu développés, constituent la terrasse sur laquelle coulait la rivière Sarthe, lors des époques glaciaires du Quaternaires.

- Basse terrasse, de 3 à 13 mètres - altitude relative au-dessus du niveau actuel de la grande rivière.

Des forages effectués en rive de Sarthe, démontre que le substratum varie entre 4 et 5 mètres. Le sable terreux gris, volatil, a une épaisseur de l’ordre du mètre, contenant une proportion de petits galets blancs. Sur le territoire communal de Guécélard, cette terrasse représente approximativement presque que les ¾ de la superficie totale.


Ci-dessous schéma du « feuilleté géologique », et nivellement de la partie Septentrionale de la « Plaine de Guécélard » - en géomorphologie - « terrasse basse » ; entre le bourg de Guécélard, et la Cité des Pins du Mans. 

Ci-dessous schéma du « feuilleté géologique », et nivellement de la partie Septentrionale de la « Plaine de Guécélard » - en géomorphologie - « terrasse basse » ; entre le bourg de Guécélard, et la Cité des Pins du Mans. 

 

Examen, d’un prélèvement de cette terre très volatile, d’aspect sableux, inconsistante, grisâtre, et tout particulièrement acide.

 

Prélèvement opéré sur le territoire de Guécélard, secteur du Jarrier, étalé sur une coupelle de 10 X 7 cm. Dur 1 cm. D’épaisseur observé et photographié  avec une Caméra numérique euromex CME 10 - Document collection personnelle.


La granulométrie apparaît très hétérogène avec de grande variation d’un point de la commune à un autre. Toutefois,  ressort que les galets, cités aient une taille inférieure à 7 mm. Quant aux roches marquant la confluence du Rhonne, avec kle collecteur Sarthe, il semblerait qu’ils ne dépassent pas , ou de peu le m3.

Deux forages effectués l’un à 150 , l’autre à 200 mètres de la rive, ont touché l’eau à 4 m., soit à 2 m. au-dessus du niveau de la Sarthe.

La base des alluvions est donc noyée, au moins jusqu’à une certaine distance, qui n’a pas été déterminée lors de l’établissement dudit rapport.

Pendant les périodes interglaciaires *

- Donau/Günz de 1,800 à 1,200 M.a.
- Günz/Mindel de 750 à 650 000 ans
- Mindel/Riss de 350 à 300 000 ans
- Riss/Würm de 120 à 80 000 ans  
selon les professeurs Alain Foucault et Jean-François Raoult.

périodes situées entre deux périodes glaciaires, où la température se réchauffait subitement, le climat devenant franchement chaud. Contraste saisissant, dégel brutal libérant  des masses d’eau considérables ( les eaux réunies de la Sarthe, de l’Huisne et du Rhonne transformées en glace ), véritable et gigantesque effet « chasse d’eau ». Ces eaux déchainées tumultueuses, torrentielles, sur un sous-sol gelé en permanence sur une profondeur d’au moins 2 mètres ( Pergisol ), sans infiltration, elles démantelaient, détruisaient, disséquaient les assises du Tertiaire, de «  plein fouet » ces eaux fortement chargées venaient heurter les hauteurs du Pôlinois. Tourbillonnantes, rejetées vers Roëzé, non sans avoir abandonné une masse importante des sédiments qu’elles transportées : 

* Le million d’années étant utilisé comme « unité de compte » du temps géologique, il a été abrégé en  M.a.

. Autre témoignage de cette époque les petits galets blancs et veinés que trouvons en jardinant, arrachés au passage dans le  «  Détroit d’Ecouves  * » ; dans les Alpes Mancelles, arsés, roulés, usés pendant des centaines de milliers d’années, et avoir parcourus de 80 à 90 km. Abandonnés, là où de nos jours nous les redécouvrons,

J’ai tenté de reconstituer par des schémas la mécanique, du cheminement, des fragments de quartz opaque, aux bords abrupts détachés lors de la gélifraction par la Sarthe, loin en amont du Mans,

Diagramme schématisant l'usure de la roche, dans le courant vif d'un cours d'eau.

Petits cailloux que l’on découvre en jardinant, dans nos jardins de Guécélard - ils ont une « Histoire » .

 

Effets mécaniques du déplacement incessant, d'un fragment de roche anguleux, tombé dans le courant d'une rivière, et roulé, déplacé, érodé, usé, poli,  pendant des centaines de milliers d'années, pour parcourir de 80 à 85 km. - Documents dossiers personnels.

 

Géographiquement
L’examen de cartes anciennes comme celles de l’Atlas de Trudaine, de Jaillot, de l’évêché du Mans, de l’Archevêché de Tours, plus récenteS comme celle de l’I.G.N., de la Direction de l’Agriculture, ou d’Etat-Major, démontrent systématiquement le boisage important, passé et encore présent de notre région Guécélardaise. Il n’est pas possible d’imaginer, des charges effrénées de la cavalerie bretonne au VIIIème siècle, puis un peu plus tard bretonne et vicking unies au IXème, pas plus qu’au XIVéme siècle et au Xvème, le temps de la guerre dite de Cent ans Depuis la féodalité , dès le IXème siècle notre environnement a ressemblé à un immense puzzle, une juxtaposition de parcelles agricoles cultivées, en prairies artificielles, et pâturages, de toutes formes, de toutes dimensions, ce que les géographes ont appelé «  le bocage », qui en perspective offre l’impression d’une canopée forestière sans interruptions, dénommée «  la forêt linéaire ».

 

Trois cartes extraites de l'Atlas de Trudaine nous dévoilant la campagne Guécélardaise de 1747 à 1780 - Imaginer des charges de cavalerie, des galopades effrénées, dans un tel environnement - Le cartographe Dneiel-Charles Trudaine a poussé, le souci du détail à préciser, les parcelles cultivées, des pâturages - Documents collection personnelle.

Photo aérienne du bocage sarthois- région Sillé-le-Guillaume en avril 1953 - Document collection personnelle.

 

* - Vieux Guécélard - longitude - 0°07’31’’ Est ; latitude - 47°52’53’’ Nord ; alt. +39,8, une continuité dans son positionnement, par contre ce qui fut pendant trois siècles cité dans des actes du fond ancien de la famille de Broc, le fond ancien de l’évêché du Mans, et les Cartulaires de Saint-Mesmin-de Missy, d’Oizé : « le Bordage de Guécélard, puis le Petit Guécélard, et le Bourg de Guécélard », sa position à cette époque était de  «  0°07’36  Est » , et « 47°52’09 Nord  ».

* - Église - longitude - 0°07’36’’ - Est ; latitude - 47°52’34’’ Nord ; angle de la route d’Oizé - D.213 ; raccordement avec la «  voie de la Liberté » - D.323 ; alt. +43, 2 - aimable ment communiqué par I.G.N. en début 2019.

* - Limité au Nord par la commune de Spay ; à l’Ouest - Moncé-en-Belin, au Sud - Parigné -le-Polin ; au Sud-ouest - Rouëze-sur-Sarthe ; et à l’Ouest - Fillé-sur-Sarthe. 
Le territoire communal de Guécélard est séparé de cette dernière sur 6 km. 250 par la rivière Sarthe, le Vieux Bourg de Guécélard à l’aplomb de la rivière est à 165,8 km. De sa source, , et à 119,2 de sa confluence avec le Loir. À cet endroit son débit est de 11,8 m3/s en étiage, 68,5 m3/s en hautes eaux et 223 m3/s en crue. Le Rhonne, rivière de l’Orée de Bercé, dans sa 2ème section Mulsanne à sa confluence de Guécélard, parcours 12,738, et avec seulement une partie de ses affluents n’arrose que 1218 hectares sur Guécélard sur 16296 hectares de son bassin versant - réf. D.D.A. - 1995. Il traverse le Bas Bélinois et ses gâtines, et les landes du Petit Bourray, cité dans un acte de 1582, au nom de : Jean Chatelain - chapelain à La Chapelle-Royale du Gué de Maulny - puis les cartes de l’Atlas de Daniel-Charles Trudaine en 1708, précédant César-François Cassini.

Registre chronolique de Comtes du Maine annoté en 865 - Rotgers II - comte du Maine, et en981 - son fils Huges 1er - Documents collection privée.

 

Guécélard surprend,

Historiquement,

 

Guécélard 

Aucun lieu-dit, aucune localité française, n’avait non seulement jamais porté ce nom, mais ne le portais pas, ou un nom s’en rapprochant  : une certitude.

De cette certitude, l’étude et l’analyse étymologique s’impose : 

…comme Guécélard

GUE
La racine d’un mot, 
n’est pas un mot, mais l’indication d’une idée : c’est d’elle que dérive le nom.

s. - m.  ; on le rencontre écrit dans des textes antérieurs au IXème siècle : ghé, éventualité de la corruption de guay ?
Du gaulois : vado ; du latin pur : vadum, qui dérivant directement du sanskrit : gandham, émane de la racine  : gadh du Dictionnaire de Saint-Petersbourg - Vado - celte / gaulis et gardh , ont la même signification :  être ferme - solide - avoir le pied bien stable . Le gué selon nos Ancêtre serait un endroit où l’on prend pied. Endroit où un cours d’eau est assez peu profond, pour que l’on puisse le  traverser sans nager, et sans recours à une embarcation.

En bas-latin : vadum ou vadus ; en francique : vado.

La racine ancienne du vieux-haut-Allemand : galh, précisant être ferme - solide - tenir le pied ferme.
Dans l’évolution de la phonétique de l‘après gallo-romain,  nous assistons à la transformation du : v en gu ; et de : ado ou atum en é

Expression populaire : traverser le gué à pied, à cheval et en voiture…..

Madame de Sévigné a écrit : On passe tous les jours notre rivière à gué…..

Dérivé : guéable - adjectif - phonétique : ghé-a-ble ; radical : ghé devenu gué.
             gueslet - n. m. - vado-lei désignant le village du gué.
             guéprey - n. m. - vado-prati signifiant gué du pré.

Vers 409, le latin a complètement disparu de langue parlée, et de la langue écrite, il est conservé, grâce au christianisme - épitre 54 de Grégoire-le-Grand.

Le gué, a représenté pendant des millénaires, le point fixe et permanent du paysage, il est associé au nom d’un homme :  Coelhard qui devait devenir par la loi de la phonétique : Seelhard, qui fut cité dans un  texte, ou Seelard dans plusieurs actes des XIIème et XIIIème siècles, puis de déformation en déformation : célard..

Dans la Mythologie : 

« …..pour nos ancêtres les Gaulois, le « Gué », était un lieu divin, il se  classait aussitôt après le chêne

«  dans le cycle de l’initiation du  (  voyage druidique…. ). Il donnait lieu à un acte rituel : l’extase par

« le jeûne, la traversée d’un cours d’eau était assimilée à :  une mue de l’individu ! ».

* Dans les religions gauloises, le « gué » était un  « pont sous l’eau », il était habité par la  déesse du passage - Ritona, y résidait également la déesse spécifique aux cours d’eau - Divona, la divine, cohabitation  délicate et même quelquefois particulièrement difficile qui se manifestait par des remous dans le courant. L’endroit était sacré, et constituait un «  nomans land », tout combat en ce lieu ne pouvait être que mythique.


Célard
 Célard est un suffixe  - n. m. - phonétique : suf-fi-kse ou su-fi-kse ; du latin sub signifiant sous ; et de fixut précisant fixe. Grammaire finale, syllabe qui se place du mot,  de la racine.
du mot,  de la racine.
Dans le cas, exposé,  : « Cél    ard » est accolé en prolongement du radical : « Gué ».

Dans la langue française, il y a beaucoup de mots, de noms devenus : « Noms propres », précisant un nom de lieux.


Encyclopédie - Linguistique,
Le mot  : « nom », vient dans la langue française du sanskrit : « nâman ».
Guécélard, est un nom dont le radical, est associé à un nom d’origine étrangère, il est invariable. 

La source d’altération du nom de Guécélard, a été incontestablement la manie de latiniser les noms propres - ainsi, il n’est pas rare dans des actes du fond ancien de Vaux - de Château-du-Loir - de l’évêché du Mans et de l’archevêché de Tours, du fond ancien de l’Ordre bénédictin  - on trouve : « vado celardi » - « vadum sellardis » - «  vadum seelardi » - «  vado ceslardi », et d’autres tout aussi fantaisiste que « vado cesaris » espérant désigné « Caesarae » véritable latin de César.


C’est ainsi qu’apparaît au VIIIème -IXème ( 867 ) - gué de Coelhard ; au XIIème siècle - gué de Seelard et dans d’autres gué de Seelhard ; chez les Bénictins, et dans les Chroniques royales la série de Guecellard ( t ) - le Guessellard Gueisseillard ; au XVème siècle - le Guécellard  ( t ) - le Guesallard - archives de l’évêché et l’archevêché, avec la création de la paroisse de Génelard  ; au XVIème siècle - le Gues-Ceslard  et enfin au XVIIème siècle le Guesellart - le Gueceslard - le Guescelard.  Dans les manuscrits antérieurs au VIIIème siècle, en dépit de la détérioration des supports, on arrive à déchiffrer,

 

Le sol de Guécélard, garde en mémoire, le nom de celui qui l’a conquis….!

C'est dans ces vieux recueils que Guécélard s'est révélé du VIème siècle - Documents collection personnelle.

 

Méthologie, 

Coelhard ou Seelard , figure dans le Glossaire du Dialecte Westique, base fondamentale du Vieux-haut-allemand Ces deux noms devenus des suffixes, sont cités dans des textes et dans de nombreux actes authentifiés aux A.D.72 , à la B.N.F. de Paris, aux A.N. de Paris, ce nom  a évolué, comme nous l’avons déjà écrit, en fonction de la loi de la phonétique. Pour être précis, la forme la plus ancienne  remonte au IXème siècle elle est révélatrice : Coelhard  est tout simplement le nom du premier occupant du lieu. Uni à la racine : gué, cela a défini un lieu topographique .
 
L’analyse étymologique que nous avons effectué , en utilisant le glossaire de vieux haut-Allemand de E. Schwarz, nous dévoile : Coelhard, la racine est « Coel », qui se prononce :  Sail, qui signifie dans ce dialecte : compagnon, pris dans le sens noble par analogie : Chef . Le suffixe « hard » est un qualificatif signifiant : fort, robuste, puissant dans le sens de supérieur, donc de chef. Les chef francs étaient des hommes de très fortes statures, ils devenaient chef, de par leur courage au combat, de par leur habileté dans les tournois, de par leur sang froid.

COELHARD : peut signifier : homme fort venu de loin - ou être au plus prêt  - homme puissant venu de loin , par analogie puissant pouvant être assimilé à supérieur ? à chef chez les guerriers.

Il ne faut pas occulter, que si les Saxons étaient des guerriers, réputés, ils n’en étaient pas moins d’excellents herbagers-éleveurs, et de très vaillants guerriers et de formidables agriculteurs, spécialisés dans la culture sur déboisement.

selon le poète anglais Henry W. Longfellow,
 
«  Le sol garde en mémoire, le nom de celui qui l’a conquis, ceux qui ont  fait l’histoire ont  laissé leurs « empreintes dans le sable du temps les empreintes pourront s’effacer leur signification n’en sera pas « pour autant balayée  ».

Dans la toponymie des noms de nombreux villages et de villes en France, le nom d’homme d’origine française ou étrangères a souvent présidé à la formation initiale du nom définitif.

C’est dans les volumineux dossiers constitués pour l’élaboration, la conception, la mise en chantier, la construction et la mise en service de la : « Grande route royale Paris -Nantes via Chartre - Le Mans - Guécélard  - Angers ; voulue par Louis XIV, conçue par Colbert, élaborée par Vauban.

 

Document 1, issu du IIIème dossier - Document collection personnelle.

 

Contrairement à des élucubrations délirantes, cette route a été percée au travers la campagne Sarthoise, parmi, les champs, les pâturages, et les bois , et n’a jamais recouvert, et superposé une quelconque : « voie romaine ».

Cette grande route tous les Guécélardaise et Guécélardais, empruntent au quotidien, rue principale du bourg qui s’est développait de part et d’autre, est en réalité la route royale n°26, conçue par les ingénieurs e les sous-ingénieurs a été construite tronçon par tronçon, en plusieurs campagnes de corvées de 1747 à 1789. Issu des copies des dossiers que j’ai acquit, ci-dessous quelques grandes dates, prises au hasard : 

- en 1747, travaux de construction entre Bazouges et La Flèche 
- en 1752, état des maisons et de terrains,
- en 1755, travaux entre Foulletourte et Angers en 1755 
- en 1770, du pont de Pontlieue à l’entrée de la rue basse, 
- en 1771, la traversée de Connerré aux abords de Saint-Mars-la-Brière,
- en 1764, travaux corvéables entre Pontlieue et Foulletourte,
- de 1776 à 1777, construction du pont de Pontlieue,
- en 1776, travaux aqueduc entre Arnage et Guécalard - Arch. Dép. 72 : C 
- en 1787, les travaux des abords de Saint Mars- la-Brière et ceux 
   traversée de la Ferté-Bernard   
- de 1787 à 1789, travaux adjugés
          - en 1779, travaux au Bourg d’Anguy

Procès verbal de visite en août 1783 et avril 1784 ( arrondissement Le Mans - canton La Flèche. Direction entre Nogent et Le Mans : demande de l’Évêque à cause de son château d’Yvré en 1771-1787. État des terrains et maisons en  1752; Travaux du Bourg -d’Anguy en 1779. Travaux à l’aqueduc entre Arnage et Guécélard en 1776 ( plans et documents aux Arch. Départ. 72).

 

Coupe du chargement de la Route royale n°26, lors de sa construction - Document collection personnelle.

 

C’est en compulsant ces dossiers, que j’ai remarqué, la désignation souvent répété, quelquefois en continu,  de : « Guécélard». dés en 1647 è non plus un nom composé, mais orthographié comme il figure actuellement.

 

1647, peut être considéré comme l’époque de la diffusion définitive du nom de : « Guécélard ».


L’apparition de la racine « gué - vado pour les Gaulois, vadum en bas-latin, vadus en francique », du nom de : « Guécélard » ; il faut remonter à beaucoup plus.

Le gué définit aussi bien en français courant, qu’en gaulois, en latin, en grec, en sanskrit, un point fixe, un point permanent de l’environnement où il possible de franchir un cours d’eau avec le maximum de sécurité.

Poursuivant ce raisonnement, c’est un point, un endroit incontournable, où une voie peut et doit franchir l’obstacle représentait par un cours d’’eau en l’occurrence le Rhonne.

 

Rhonne - rivière - ( P.C 1810 - 1844 - 1880 - feuille C 4 )

 

Le Rhonne est le  89éme affluent gauche de la Sarthe, à l’instar de celle-ci il a contribué pour la majeure partie, en creusant son lit à façonner sa vallée, en modelant les terrains traversés. Il étire son cours sinueux sur 26,515 kilomètres ( D.D.A. 03/10-91 ), au travers de deux régions qui au début du XXème siècle, et même avant les années 1950, étaient encore totalement différentes, voir diamétralement opposées : le verdoyant et fertile « Bélinois » , l’austère et stérile « Pays du Bourray - pays de landes » . Ce périple s’amorce dans le « Pays de d’Outillé » .

Il arrose au passage, les communes de Saint Mars d’Outillé , de Téloché, de Mulsanne, de Moncé-en-Belin, de Guécélard . Son bassin versant est de 16 296 hectares dans lequel s‘inscrive l’intégralité des 1218 hect du terroir communal Guécélardais. Sa longueur totale entre sa source en «  lande de Rhonne »  - Cne de Saint-Mars d’Outiilllé, et le «  sabot de Mondan «  - sa confluence inversée avec la grande rivière Sarthe, au pied du site de Mondan - Cne de Génelard ; est de 26,515 km.

Son volume : en eaux ordinaires est de 0,080 pour la 1ére section Guécélard - Moncé - Mulsanne soit 12,738  kilomètres ; et de 0,030 pour la 2éme section Mulsanne - Téloché - Saint-Mars-d’Outillé soit 13,777  kilomètres - en grandes eaux de 10 000 m3/jour pour la 1ére section ; et de 4 500 m3/jour pour la 2éme section, tous les éléments nous ont été aimablement fournis par la Direction Départementale de l’Agriculture de la Sarthe le 3 octobre  1991.

La 1ère section : Saint-Mars-d’Ouillé - Téloché - Mulsanne, est longue de 13,777 km. ; sa largeur moyenne et son profil mouillé ont une largeur de 1,7 m. ; son volume en eaux ordinaires est de  0,030 litres secondes ; en grandes eaux : 4500 litres secondes.

La 2ème section : Mulsanne - Moncé-en-Belin - Guécélard, est longue de 12,738 km. ; sa largeur moyenne est de 4 m. ; son profil moulé de 6 m. ; son volume en eaux ordinaires est de 0,080 litres secondes ; en grandes eaux 10.000 litres secondes . Le Rhonne cule à pleines rives.

 

Le  pré-Rhonne,

Son flot primitif serpentait à une altitude nettement supérieure à celle que nous lui connaissons actuellement, décapant au passage la base sur laquelle il coulait , 

il s’épandait alors librement à fleur de terrain sur les assises  du Tertiaire, à la limite géographique du Massif de Bercé. En témoigne les Buttes du Vieux-Mans, vestige authentique de ce plateau de Mulsanne, qui plafonnait à une altitude de +68 par 0°15’E - 47°54’30’’N, et s’infléchissait vers les Hunaudières 0°13’E- 47°55’N. L’enfoncement du cours d’eau : le Rhonne dans le substrat a été provoqué par le soulèvement  de l’ensemble du Bassin Parisien  ( épirogenèse positive ) à la vitesse de 0,5 mm par an. Les vallées de la Sarthe et du Rhonne furent profondément incisées dans les roches dures, des plateaux soulevés.


Un nom venu des brumes de la Protohistoire,

« Certaines particularités grammaticales et surtout les noms de lieux, et  tout particulièrement les     « dénominations des montagnes et des fleuves survivent aux peuples qui les ont fixés. Ils se perpétuent « d’âge en âge, incompris mais impérissables, conservant le souvenir des hommes « disparus qui, jadis, « les ont imaginés, et les ont définis dans leur langue ».                                                   
                                                                          Henri d’Arbois de Jubainville

 

Le nom de « Rhonne », orthographié « Rône », apparaît pour la 1ère fois dans des textes anciens à la Médiathèque du Mans , 832 - 857, «  Fluviolus Rodani » - Gesta - p.7. Si « Rodani » est assimilé à « Rhodanus », il est possible d’envisager, mais il faut être prudent dans l’interprétation paléographique : pour le cas précis où Rhodanus désignerait le Rhonne, donc se rapporterait à un cours d’eau ; on est fortement tenté par l’analogie de la phonétique du nom , à franchir allègrement le pas, et à identifier le « Rhonne » à la même étymologie.

Toutefois, il faut admettre : «  rhô » - ro, est une lettre de l’alphabet grec correspondant à « r ».

Hérodote, au Vème siècle avant Jésus-Christ, a rapproché le latin  « Rhodanus »,  du nom de plusieurs cours d’eau de la Gaule, d’origine Ligure - Indo-européenne.

« Rodanus » , le texte du manuscrit du Glossaire de Vienne est plus « étendu, roth violentum, dan et in Gallico et in Hebraeo iudicem ; ideo « Hrodanus  index violentus »  Ro, variantes de Hro - Rho

« Rhodanus », est mentionné d’abord dans le  « Périple d’Aviénus en 626 », peut-être aussi par Eschylle, d’après Camille Jullian. Le même auteur écrit, une erreur partagée par certains auteurs anciens, aurait pour origine la parenté des noms du Rhône - Rhodanus  - et du Pô - Eridanus.

Gallia christiana - Parisis : vers 1286, « apus Castrum Novum ad Rhodanum ».

L’éminent linguiste Henri d’Arbois de Jubainville, considère dans « Les Premiers Habitants de L’Europe - t. II » - Rhodanus comme une formation anté-celtique, toutefois indo-européenne,

racine : «  Rot ou Rod », signifie : courir - hydronyme préceltique  + suffixe Gaulois : non accentué : « -ano » définit l’adjectif : rapide.

 Ernest Nègre dans son Dictionnaire sur la Toponymie générale en France, donne :

hydronyme : «  Rod » , signifiant : couler, humidité,
par analogie : eau, dans le sens de rivière,
suffixe - Celte : Dan - rapide.
           
Gaulois   : Ano -   
devenant : Rodan….Rodano….Rodanus….Rhodano.

André Cherpillot dans son Dictionnaire Etymologique des Noms Géographiques, précise :

racine pré. ou indo-européenne : «  Rod ou Rot », signifie : courir
ou ( possible) du Celtique : «  Rho - Hro » précisant « rivière »
suffixe : « dan » désigne l’adjectif : rapide.
ou encore du Celtique : «  Rhuit-an » définissant avec précision « eau rapide »

Xavier Delamarre, approche le vieux-Celtique continental dans son Dictionnaire de la langue gauloise, désigne :
« Ro », préfixe et préverbe à fonction intensive qui, comme le montre le celtique insulaire, signifie «  très- ou trop- », avec des adjectifs - «  danus »  - Rodanus  : nom hydronyme ( p.261)

Pierre-Yves Lambert  dans La langue gauloise écrit :

Les noms de rivières sont souvent tirés d’adjectifs descriptifs :
Ro-danus  ( Rhône ) et Danuuios  ( Danube ) contiennent tous les deux    l’élément danu- probablement parent de l’adjectif irlandais dànae  qui spécifie : audacieux - hardi-violent

Le Glossaire d’Endlicher ( p.206 )
4 - Roth violentum ( nam rho nimium) dan et in Gallico et in Hebraeo iudicem : ideo Hrodanus  iudex violentus

Georges Dottin dans  La Langue Gauloise, Grammaire, Textes et Glossaire a écrit p.212-213 

62 -Le Glossaire de Vienne, 
conservé en tout ou en partie dans plusieurs manuscrits dont les principaux sont : 

1° - un manuscrit de Vienne, du VIIIème siècle, découvert par Endlicher  (V);
«  De nominibus gallicis ».
5 - roth violentum, dan et Gallico et in Hebraeo iudicem ; ideo Hrodanus index violentus…..

p.214 - rhodanum uiolentum nam hro nimbus dan iudicem hoc et gallice hoc et hebraice dixit…

L’auteur développe, la composition des noms gaulois est caractérisée, comme dans les autres langues indi-européennes, par la combinaison de deux termes dont le premier détermine le second, « Cette question est « traitée plus à fond dans les volumes de la collection des Antiquités « nationales consacrés aux noms propres de personnes et de lieux »

Ce premier terme est soit un nom ( substantif ou adjectif ), soit une particule ( préposition ou adverbe ).

«  ro - rod  hanum » est un composé à particules ( intensif  - celte irlandais ) Variantes : «  Hro » - Hrodanus ; « Rho » - Rhodanus  et ses dérivés  Rhodano - ( Silius Italicus, XV, 722 )  - Rodanus  ( h) - ( semble être un affaiblissement intervocalique ). 

 

Georges Dottin nous apprend, p.49 - Grammaire Gauloise : « la lettre  H  qui est rare dans les mots et les noms gaulois, semble y avoir été ajouté sous l’inflence latine. 

Le nom de RHONNE  est un nom d’origine pré-celtique, très certainement indo-européen, « Rhonne » avant d’être un nom propre, a été un nom commun devant signifier :

 

« EAU  RAPIDE  donc  RIVIÈRE  RAPIDE »
« EAU  QUI  COURT  donc  RIVIÈRE QUI COURT »

 

En ces temps lointains, les flots du Rhonne étaient, comme nous l’avons écrit précédemment, indubitablement plus importants, ayant nettement et progressivement diminué pendant le Moyen Age, pour se stabiliser vers le XIème siècle tel que nous le connaissons à peu prés de nos jours.

Incapable de concevoir autre chose que l’unité : la seule que l’homme indo-européen connaisse est la famille - sa famille. Les familles vivaient isolées ou en petits groupes, constituant un clan qui formait un village. Formation d’une structure sociale, d’une hiérarchie derrière des fossés et des palissades : réflexe défensif du clan, souci de la protection des biens et des personnes, mais aussi volonté de borner, de conforter son identité dans l’espace.

La parenté onomastique entre des peuples, des clans et des cours d’eau indiquerait, outre des mouvements migratoires en ces époques reculées lorsqu’ils sont géographiquement séparés, et à plus forte raison éloignés ; mais également d’anciennes appropriations territoriales. Plus d’un clan organisa son espace en fonction d’une voie d’eau, à une source. Le clan, la famille prend le nom de la source, de la rivière et inversement.


Si l’on prend en considération ce fait, il devient possible d’émettre l’hypothèse d’un clan, d’une famille ayant séjourné à la source du Rhône ( ayant pris sa dénomination ) - « la colonne du Soleil » - Avienus en 644-650  «  sans doute un des sommets que l’on aperçoit au nord qui se dorent au soleil couchant, dans le Haut Valais - Suisse », puis immigré et venu s’installer à proximité d’une source, communiquant à l’environnement :

« la Lande de Rhonne », au lieu-dit « la Fontaine de Rhonne »  et  au « cours d’eau : son nom.

Autre élément, indispensable de la constitution d’un ou du : « gué »,
la
« voie de terre » - le chemin….

Grand chemin mansais,

Cité à de très nombreuses reprises dans,

- Polyptyque de l’Abbé Irminon, daté du IXème siècle
- Actes de 1110, cartulaire de l’abbaye de Saint Aubin d’Angers
- Actes de 1117, cartulaire de l’abbaye de Saint Sulpice de Rennes
- Actes de 1151, cartulaire de l’abbaye de Saint Sulpice de Rennes
- Actes de 1205, documents de Saint Mesmin de Micy près d’Orléans

«  Grant chemeing Maczois », comme Grand chemin d’Angers au Mans ou à Paris,

- Chemin Menseis en 1345,
- Grant chemin mansays en 1404,

- Grand chemin maczois en 1407,
- Grant chemin mansay en 1464,
- Grand chemin Mansais en 1553,

- Grand chemin d’Angers à Paris en 1574 et 1650,

Notre langage dans son évolution a rompu avec l’origine pour assigner au chemin une place  communale très secondaire, en même temps que son entretien était dévolu à des instances locales. Il restait de préférence de terre ou empierré ( le perretum latin : chemin pierré ). 

Chemin, est un nom qui émane du gaulois « céimmenn » qui signifie « il marche, il va » dont le dérivé verbe d’action est : aller, marcher. Par nature il est en général en terre ou empierré, lorsqu’il est goudronné il prend le nom de « route » . De nos jours le chemin est une voie qui se place entre la route et le sentier. Il s’est latinisé pour devenir « camminus » . Dans les « plans terriers »  et les « plans anciens » , le chemin est très souvent utilisé comme limite, comme délimitation. En incorporant l'aspect de « percée » du latin classique «  rumpere », elle désigne d'abord une grande allée percée dans une forêt, et se rapproche ainsi de la « laïa », sentier rectiligne en forêt en bas-latin - roman. Les chemins d'origine, à partir des voies antiques, étaient l'équivalent de nos routes nationales  ( par exemple voie d'Agrippa de Lyon à Boulogne-sur-Mer ), ou internationales ( de Lyon à Trêves ), régionales ou inter-régionales ( de Paris à Nantes via Le Mans - Angers ), et au minimum des diverticules de ces axes importants.

Le chemin est également limite, en latin « limes veut dire chemin - frontière » . Dans les plans terriers il est souvent utilisé comme repère, comme délimitation. Historiquement, la route s’est écartée de la dénomination du chemin, parce que plus large dans son origine latine : « via rupta, par ellipse rupta en latin médiéval, terme apparu au XIIIème siècle, a précisé et oublié la «  via ». « Chemin s’est latinisé pour devenir camminus », plus adapté à la phonétique et à la morphologie latine.

Camille Jullian a écrit ( p.40-41, Leçons du Collège de France - 1918 ),«  Faut-il, après tout admirer «  sans réserves l’Empire Romain ? la beauté de son édifice nous fera-t-elle oublier sur quelles ruines «  il s’est élevé ? Rome a détruit la Gaule celtique, si gaie, si curieuse, si chevaleresque, qui «  s’épanouissait à la vie intellectuelle sous les chants de ses bardes et  les leçons de Marseille…. ». 

 

Depuis 823 / 828, - polyptyque de l’Abbé Irminon, des actes nous dévoilent des renseignements développés sur ce chemin. Ils sont souvent indiqués comme confronts, servant de repères dans la situation de parcelles, ou des biens et des droits dont il est question dans le texte. Ce sont ces mentions qui nous éclairent le plus exactement sur la topographie, et la chronologie des événements qui s’y sont déroulés.

Au travers du Recueil des itinéraires anciens comprenant l’itinéraire d’Antonin, la Table de Peutinger et un  choix de périples grecs, étoffés de dix cartes dressées par le Colonel Lapie, publiés par le marquis Fortia. Au travers le texte rédigé par Wessenling d’après les manuscrits n°4806, in-4° parchemin du Xème siècle - 4807, in-4° parchemin du Xème siècle- 7230 A, in-f° parchemin du Xème siècle- 4808, grand in-4° parchemin du XIIème siècle - 4126, in-f° parchemin du XIVème siècle, le supplément latin  671, de la B.N.F. à Paris. 

C’est à Polype ( mort vers 118 avant notre ère ), que nous devons les impressionnants progrès des connaissances de la géographie historique et des itinéraires de l’Antiquité.

En résume, le cuivre est un métal indispensable à l’alliage constituant le bronze. Dès le Chalcolithique *, se créé un ensemble culturel préhistorique ou protohistorique caractérisés par la présence d’objets en cuivre accompagnant un outillage principale en silex / pierre, os, corne, bois - 3600 ans avant notre ère. Ce cuivre, extrait dans les mines de La Haya en Pays Basque -Espagnol. À la culture du Bronze - vers -2.200 selon Jean-Pierre Mohen, un accroissement dans la circulation, dans l’importance des caravanes ( de 40 à même 60 animaux porteurs ). Ces caravanes, lourdement chargées de minerai de cuivre remontait par un itinéraire tracé, connu appelé la «  route du cuivre »   un plus tard prendre le nom de «  route du Bronze », par Namur - le Seuil du Vermandois, Beauvais, Evreux - Bonnétable - Le Mans Angers - franchissement de la Loire aux Pont-de-Cé, descendait longeant la côte vers les Pyrénées.

* - Chalcolithique - n. m. - du grec  : khalkos signifiant cuivre ; et lithos précisant pierre.

C’est ainsi, qu’authentifié tant par la masse de documents qu’il est possible de compulser tant aux Archives départementales de la Sarthe, qu’à celles du Calvados , de l’Eure et de l’Oise, et même de l’Aisne. Il devient donc possible de dire, que très tôt, la portion de cet itinéraire comprise entre la «  Pyramide de Saint-Côme-en-Vairais et celle de Bazouges-sur-le Loir - appelé dès le Moyen Âge  : Grand chemin Mansais, date de -3.600 à -2.200 ans avant notre ère.

sont Antiquités est incontestable, pour preuve…..

En haut, au-dessus de la pièce de monnaie, trois pépite de cuivre extraite lors d’une visite aux mines de La Haya en 2005 - à droite, cuivre natif trouvé des résidus lors de travaux de réfection du chemin Mansais - Pièces de la collection personnelle.

 

 

Pierre gravée, récupérée dans les ruines d'un petit muret écroulé, enlevé lors de la construction d'un pavillon - Pièce collection privée.

 

Coelhard, devenu Célard,

L’indigence des textes, pouvant être paléographiés, parce qu’en très mauvais, état, supports en parchemin ou en papier, de très mauvaise qualité, et fortement attaqués par l’humidité, rongés par la moisissure, n’éclaire que faiblement notre soif de connaissance. Je me suis tourné alors vers le bureau de l’Archéologie départementale, étayé par celui de la région Pays de Loire, validé par le National à Paris, la présence de cinq sarcophages semble indiquer, que le nom de coelhard / Célard, est imputable au Vième siècle, avec une marge d’erreur pratiquement inexistante.

 

C’est donc en 500 ans que le lieu qui devait devenir Guécélard, a pris le nom de Gué de Coelhard. 

La suite nous l’avons évoqué.

Carte issue des Annales de Bretagne, précisant les limites successives, entre la VIème et le IXème siècle, et la dernière campagne de Nominoë - Document collection privée.

 

Culte de Saint-Maclow,
Selon le Cartulaire de Redon, dont je possède un exemplaire, et les Annales de Bretagne, la mort de Nominoë n’est ni postérieure au 28-29 septembre 855, ni antérieur au 7 mars 851. L’auteur de la Chronique de Nantes, ignore les circonstance de la mort de Nominoë, qui avec sa petite armée bretonne se  déplaça de Redon à la limite du Haut-Mainé et du Blésois, du 7 au 10 mars. Ce que l’on connaît, Nominoë est mort dans le Maine, ou peut-être en Anjou.
Gallia Christinia - col. 292, suite à sa campagne de 850, où Nominoë et son allié Lambert, comte de Nantes, remontent jusqu’au Mans, sans opposition de la part de Charles le Chauve. Ce n’est pas le Cartulaire de Redon, mais Le Baud, dans sa description de la dernière campagne de Nominoë dans le Maine, et les environs du Mans, décrivant que le chef breton à la tête de son «  escercite » - son armée, dévastant les cités, détruisant les campagnes. N
ominoë en 4 campagnes 843 - 844 - 845 - 850, avait déplacé par l’épée les limites territoriales de la Bretagne, jusqu’à Vendôme ; tandis que Charles le Chauve, inerte, comme hébété, voyait l’armée bretonne inonder le cœur de son royaume, le « Pays Manceau ».
 Dans la région de Segré, d’Erispoë, livre bataille à l’arlée des Francs. Les Annales de Saint-Bertin, sont peu loquaces sur les années 855, 856. En 857, Erispoë, duc des Bretons, est assassiné.
En 872, retour des Norman’s - vickings, dans la Basse Loire, avec remontées de leurs bateaux à fond plat, de certains affluents.

 

Culte de Saint-Maclow, diffusé par Nominoë, dans le Maine en 842 - 843 - 844 et 850.  Consulter , évidemment c'est en breton ancien et en bas-latin, les documents qui accompagnent ce reliquaire, cela éviterait des erreurs ; surtout en invoquant le Cartulaire de Redon- Document collection personnelle.

 

et si besoin est, les Néandertaliens ayant foulé notre sol, nous ont légué,

Pointe de flèche à penne, pointe coupante, pointe à cran du Solutréen - de -20.000 à - 15.000 ans avant notre ère. 

 

Harpon à simple barbelures pour la pêche, harpon à double barbelures pour la chasse du Margdalénien - de -15.000 à -8.000 ans avant notre ère.

 

Hameçon taillé dans de l'os de rennes, daté de l'Azilien -8.000 ans avant notre ère. 

la datation est définie par Madame le Professeur Michèle Julien.

les animaux ayant pâturé sur notre terre témoignent, 

Pierre à écraser les céréales, os de bison, et os de cheval, dents de bisons , de chevaux et d'ours, mandibule inférieure d'ours, et d'auroch, corne d'auroch, pièces découvertes lors du curage d'étangs, de fouilles dans la tourbe - Documents collection personnelle.

 

L’ Histoire de Guécélard, celle évidemment avec un «  H ) majuscule, issue de laborieuses et coûteuses recherches, découle avant tout directement de l’Histoire de France, preuve à l’appui, les Archives départementales de la Sarthe, et celles du Maine-et-Loire, et de l’Indre-et-Loire, la Bibliothèque Nationale de France à Paris, les Archives Nationales de France à Paris. 
Guécélard, étant depuis l’époque où les hominides stationnant à Auvours, chasseurs-cueilleurs de leur état, suivaient patiemment les troupeaux d’aurochs, de bisons, de cerfs, d’antilopes Saïga, de sangliers, de chevaux, se déplaçant tantôt dans un sens, tantôt dans l‘autre en quête de pâturages dans l’immense platitude se développant entre Le Mans et La Flèche ;pour assurer leur nourriture carnée au quotidien, et celle de leur clan familial. Ce sont eux, qui ont tracé par leur piétinements, marqué la végétation par leurs passages, marqué irréversiblement l’environnement et créé les premières sentes, les premières pistes qui devinrent des voies, de plus en plus importantes.

 

Guécélard, est une terre de passage….
devenue, incontestablement,
une terre de tradition du passage !

 

Témoin du passage de rois, de hauts dignitaires du IXème siècle au XVIIème le « Grand chemin mansais », a largement contribué à cette historiographie.
Mais, bien avant le
« Bronze moyen », ce chemin  a été une voie de pénétration où les idées circulaient, où de nouvelles méthodes se sont déplacées , car c’est de l’Orient que le travail, la cuisson de la terre glaise, sont arrivées, que la domestication d’animaux sauvages  a été connue, que le travail du bois, de l’os, de la corne , de l’ivoire est parvenue dans cette «  fin de la terre »  ; pour cette époque, ensuite c’était l’immensité liquide de l’Océan. 

 

 

Trois tableaux dévoilant la géologie, la topographie et la géographie du " Grand chemin Mansais, au-delà de la « Pyramide de Saint-Côme-en-Vairais », lorsque, comme tous les voies antiques, il s'incruste au plus prés du terrain pour franchir les collines du Perche  - Documents collection personnelle. 

 

Nos sources bibliographiques et auteurs,

Pour assurer La fiabilité de la rédaction du texte ci-dessus présenté, il a été  largement utilisé les informations des études et des rapports rédigés par des spécialistes appartenant pour la majorité au Centre National de la Recherche Scientifique ( C.N.R.S. ), à l’Institut National de Géologie, au Bureau de la  Recherche Géologique et Minière ( B.R.G.M ) aux documents du  laboratoire de la Préhistoire de Saint Germain-en-Laye, des archives du Musée de l‘Homme à Paris : 

- Dictionnaire Topographique, Historique et Statistique de J. Pesche
- Cartulaire de Château-du-Loir ( t. I à VI )
- Dictionnaire Étymologique de M.-Th. Morley
- Fonds de la seigneurie de Belin
- Dictionnaire de l’Ancienne Langue Française et de ses Dialectes du IXème au XVème siècles par F. Godefroy
- Dictionnaire de la Langue Française par E. Huguet
- Dictionnaire du Centre National de la Recherche Scientifiques ( t. I, II et III )
- Dictionnaire sur les Origines des Noms de Lieux en France de L. Bezard
- Défrichement et Peuplement Rural au XIème siècle et au XIIème de R. Latouche
- Introduction au  Dictionnaire du Bas-Maine de l’Abbé Angor ( Arch. Départ. 53 )
- La France Médiéval de J.-F. Lemarignier
- L’Économie rurale et Vie des Campagnes  ( t. I à IV ) par Georges Duby
- Histoire de la France rurale ( t. I ) de Georges Duby
- Dictionnaire Topographique  de E. Vallée et R. Latouche
- Les Celtes et la Civilisation celte par J. Markale
-  Dictionnaire de la Mythologie Celte de J.-P. Persigout
- Cartulaire de l’Abbaye de La Couture ( Arch. Départ. 72 )
- Cartulaire de l’Abbaye de Beaulieu ( Arch. Départ. 72 )
- État des Cens, des Redevances dus à l’Église cathédrales du Mans
- Extrait des Gesta Pontificum Cenomanum ( Bibliothèque de Tours )
- Origines de Noms de Lieux habités du Maine par L. Bézard
- Préhistoire d’un Continent à l’autre par J. Guillaine
- Monuments Mégalithiques par P.-R. Giot
- Art et Civilisation des Chasseurs de la Préhistoire du Laboratoire du Musée de l’Homme à Paris ( n° 1, 2,  6 et 11 )
-  Les Forêts de la Gaule et de l’Ancienne France par A.Maury

- La Civilisation Celtique par F. Le Roux et Ch.-J. Guyonwar’ch
- Dictionnaire Étymologique des Noms d’Homme et de Dieux par A. Cherpillot
- Dictionnaire Étymologique de la langue Latine - Histoire des Mots par A. Ernoult et A. Millet
- Dictionnaire de la Sarthe de R. Latouche
- Cartulaire de l’Abbaye de Saint-Vincent
- Dictionnaire Étymologique et Historique du Français de A. Dauzat, J.Dubois et H. Mitterand

- Rivières et Fleuves de Gaule de F. Izarra
- Toponymie en France par A. Vincent
- Dictionnaire Étymologique des Noms de Lieux en France de A. Dauzat et CH. Rostaing
- Dictionnaire Étymologique des Noms de Rivières en France de A.Dauzat, G.Deslandes et Ch. Rostaing
- Dictionnaire Étymologique des Noms Géographiques en France par A. Cherpillot
- La Langue Gauloise - par G. Dottin
- Dictionnaire sur la Toponymie Générale en France de E. Négre
- Grammaire, Textes et Glossaire de la Langue Gauloise par  G. Dottin
- Dictionnaire de l’Ancien Français - Moyen Âge par A.-J. Greimas
- Dictionnaire des Racines des Langues Européennes par R. Gransaigne d’Hauterive
- Commentaires sur la Guerre des Gaules  ( 8 liv. de 50 à 55 chap.) par Caïus Julius Casaere 
- Dictionnaire sur l’Origine des Noms de Lieux habités dans le Maine par L.Bezard
- Mythologie des peuples  lointains et Barbares par P. Griaml
- Cartulaire de Ponthieu ( Archiv. Nation. Paris )
- Traité de la formation de la Langue  Française de Hatzefeld
- Archives du Prieuré de Fessard ( Arch. Privées )
- Langue Gauloise de P.-Y. Lambert
- Dictionnaire de la Langue Gauloise de X. Delamarre
- Dictionnaire de Géologie de J. Paquet
- Dictionnaire de la Langue Gauloise de X. Delamarre
- Dictionnaire de Géologie de J. Paquet
- Documents 120 - 358 et 393 du B.R.G.M.

- Archives du Cogner
- Archive de l’Église collégiale de Coesvre
- Bibliothèque Nationale de France à Paris - fond  latin - série 9060 à 9070
- Archives notariales années 1710 à 1750
- Cartulaire de Saint-Pierre-de-La-Cour
- Bibliothèque des Chartes -  années 1860 à 1875
- Archives départementales de la Sarthe - séries B - G - H
- Médiathèque du Mans - fond Ancien
- Archives Nationales  de Paris - forêts du Maine
- Bibliothèque du Prytanée militaire de La Flèche
- Archives départementales du Rhonne
- Rapport de 1946 du professeur Guy Mary et celui de 1987 sous la direction du professeur Ch. Pomerol.

 

La quasi-totalité de ses ouvrages constitue le fond ancien de ma bibliothèque personnelle

 

Information,

citer en référence le Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Mesmin-de-Micy, c'est bien, encore faut-il que le dit Cartulaire, n'est pas été détruit dans l'incendie des Archives départementales du Loiret, suite au bombardement aérien de juin 1940.

citer le Cartulaire de Redon, faut-il encore l'avoir lu.

 

le 16 octobre 2019 - A.G.

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